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Nos projets

Les ouvriers quittent l'usine. Photo (c) Cinémathèque Française.Notre premier objectif est de pratiquer des échanges sous forme de réunions mensuelles autour de la recherche en archives. Les étudiants membres de l'association pourront, à ce moment-là, présenter leurs recherches en cours, faisant part de la spécificité des fonds consultés et des difficultés éventuelles rencontrées.

Les premières réunions auront lieu à partir de la rentrée 2013. Adhérez à l'association et nous vous tiendrons au courant !

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 PRÉSENTATION PROJET DE RECHERCHE 2017-2018

« La séance de cinéma dans la France des années folles : sémantique, pratiques et imaginaires »

Comité d’organisation : Manon BILLAUT, Emmanuelle CHAMPOMMIER, Agnès CUREL, Céline PLUQUET, Élodie TAMAYO

Ce projet s’inscrit dans un élan d’investigations sur le film que suscitent les mutations technologiques et spectatorielles au prisme du numérique et d’internet : bouleversements qui induisent à penser de nouveau la spécificité du dispositif cinéma. La séance - en tant que notion, pratique et somme d’imaginaires - est-elle essentielle à la compréhension de l’histoire de ce médium ?

Le cadre des années 1920 en particulier semble propice à une étude des séances de projections. Les  « années folles » sont en effet charnières pour l’évolution des conditions de monstration des films, entre stratégies de standardisation, développements de secteurs spécialisés et non-commerciaux (séances éducatives militantes ou confessionnelles, essor des ciné-clubs et de la cinéphilie) et usages créatifs de la séance (via des formats inédits comme le triple écran d’Abel Gance ou des formes hybrides tels les happenings surréalistes couplant le spectacle de l’écran à celui de la salle). De plus, si les récentes histoires du cinéma se sont penchées sur les premiers temps de ce médium ou sur le contexte de la Grande Guerre (lié au centenaire du conflit), les années 1920 n’ont pas encore fait l’objet d’une analyse ciblée sur les conditions du spectacle cinématographique en France, à Paris et en province.

Les perspectives et méthodes d’histoire culturelle que nous nous proposons d’adopter embrassent l’étude des publics, de la corporation (avec un attachement aux mutations des différents métiers qui accompagnent les séances de projection ou les commentent) et de la création cinématographique ; elle s’intéresse aux interactions entre l’histoire des pratiques, des discours et des formes. Afin de mieux contextualiser la séance de cinéma au sein des « séries culturelles » (Gaudreault, 2008) qui l’environnent (le théâtre en particulier mais également les sciences psychiques et la psychanalyse en plein essor). Nos hypothèses seront étayées par des enquêtes menées à partir de sources de première main au sein des collections d’institutions parisiennes et régionales.

Le champ de recherches que nous souhaitons investir est donc propice à un temps long d'investigation et à la participation de chercheurs d'horizons divers. L’interdisciplinarité et la non restriction au milieu francophone seront ainsi particulièrement encouragées. Nos hypothèses seront développées à travers des manifestations plurielles, à commencer par une journée d’études en juin 2017 dont les pistes seront prolongées l’année suivante par un séminaire mensuel, un colloque international, des publications ainsi que des projections reconstituant des séances d’époques.

Les membres de l’association Kinétraces sont appelés à participer à ce projet de recherche tant en proposant des interventions pour le séminaire mensuel et le colloque international, qu’en collaborant à la mise en place et l’organisation des différents évènements. Le comité d’organisation enverra régulièrement des appels à participation auprès des adhérents.

La journée d’étude aura lieu le 2 juin 2017 dans les locaux du CNC. Etant donné le peu de temps dont le comité d’organisation disposait pour organiser cet évenement, il a été décidé de ne pas faire d’appel à communication. La journée questionnera la notion même de séance pendant la période des années 20 tant du point de vue de la salle, de la programmation, du dispositif de projection que du public. Elle sera composée de huit communications dont trois attribuées à des membres de l’association Kinétraces et suivie d’une projection. Les adhérents de l’association seront invités à participer à l’organisation de cette journée.

Le séminaire mensuel débutera en octobre 2017 et sera l’occasion d’articuler les problématiques abordées lors de la journée d’étude, en dehors de la période des vingt ou de la France. Le comité d’organisation fera alors appel aux adhérents pour participer à ces rencontres et présenter leurs recherches.

Ensuite, trois projections auront lieu en janvier, mars et mai 2018. Il s’agira de reconstitutions de séances des années vingt qui prendront place dans des salles historiques parisiennes. La reconstitution de séances d’époque permettra de concrétiser nos recherches et de poursuivre les réflexions menées lors du séminaire. Elle pourra être assurée par un intervenant du séminaire, un autre chercheur ou des professionnels et artistes. Une présentation du film, de l’historique de la salle, des lectures et re-mises en scène de documents d’archives précéderont la projection. Le comité d’organisation lancera, pour ces projections, un appel à proposition auprès des doctorants.

Enfin, un colloque international aura lieu en juin 2018 et se déroulera sur deux jours. Il clôturera les recherches menées pendant deux ans et invitera chercheurs, professionnels et artistes à discuter cette notion de séance. Visant l’internationalité et l’interdisciplinarité, un appel à communications sera lancé en novembre 2017. Une publication des actes de ce colloque est envisagée.