Menu

Colloques Internationaux Kinétraces

 

Colloque International De l'archive au film, du film à l'archive (2016)

Affiche Definitif Dans la recherche cinématographique envisagée dans une perspective historique, l'archive (filme et non-film) est une source fondamentale. La notion d'"archive" désigne tout document, quels que soient sa forme et son support matériel, contenant des traces du passé permettant aujourd'hui de le documenter, de l'appréhender et d'en connaître certains aspects. L'archive devient ainsi un support matériel mais aussi un réservoir du "temps passé", qui acquiert une dimension historique et mémorielle dans le temps.

Le colloque De l'Archive au Film, du Film à l'Archive se propose ainsi de questionner l'historicité, la narrativité et la plasticité de l'archive de cinéma.

Adresse:

Institut du Monde Anglophone

5, rue de l'Ecole de Médecine

75006 - Paris

Métro: Odéon ou Cluny la Sorbonne

Entrée libre

Programme

 

 

 

 

 Colloque International La mort des films (2015)

Mort des-films

 

 Colloque international sur le caractère éphémère du support et de l'art filmiques

6–7 mai 2015 à l'Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Cliquez ici pour télécharger le programme.

« Les meilleurs films sont ceux qu’on n’a pas vus. »
—Bernard Eisenschitz1

Avec la généralisation de l'outil numérique au sein de l'industrie cinématographique se pose plus que jamais la question du devenir des films. Les professionnels de la restauration de films, les chercheurs et les archivistes du monde entier ne cessent de démontrer depuis plusieurs années, à l'occasion de colloques, de journées d'étude ou de festivals, que le numérique n'est pas une solution en soi et qu'il entraîne des problèmes d'une complexité inégalée. La promesse d'une « libération matérielle » du médium cinématographique demeure utopique, et les questions de la conservation et de la diffusion des films se font elles plus profondes encore.

Malgré ces avancées techniques, le cinéma reste un art fondamentalement précaire. En raison de la fragilité des supports, qu'ils soient photochimiques ou numériques, les œuvres filmiques peuvent disparaître à tout moment. La « mort des films » ne résulte pas seulement de la disparition des copies, mais aussi de leur altération, et du bouleversement irrémédiable que celle-ci entraîne sur leur contenu et ses possibles interprétations. Films perdus dont ne sont conservés que des projets écrits ou des articles dans des journaux ; films incomplets, décomposés par le temps, ou mutilés lors de leur exploitation ; films inachevés ; films restés à l'état de projets ; ou encore films fantômes, projetés une seule fois devant un public restreint… Ces « films morts » font partie intégrante de l'histoire du cinéma.

En l'absence des matériaux d'origine et de copies, les oeuvres s'incarnent dans des archives films (repérages, rushes, chutes...) et non-film (sources iconographiques, écrites, orales, collections d'appareils et d'accessoires). Les films morts nous renseignent sur la façon de conserver les oeuvres encore en vie, sur des décisions artistiques, économiques, politiques prises lors du développement d'un projet cinématographique... Ils sont parfois même plus instructifs que les œuvres dont l'intégrité a été (supposément) préservée. Alors que la préservation pérenne des copies reste aléatoire, comment faire revivre une œuvre disparue ? Et quel est le statut des « films morts » dans la recherche en cinéma et audiovisuel ?

L'altération – voire la disparition – de nombreuses copies passe même parfois inaperçue. La question de la valeur de la copie que nous regardons est donc fondamentale. Elle prend d'autant plus d'ampleur avec l'usage du numérique : la pléthore de normes matérielles et éthiques suscite des usages extrêmement divers, à tel point qu'il semble impossible, malgré le mythe créé par des discours publicitaires omniprésents, de parler de « version définitive » d'un film. Comment doit-on considérer la question de la copie, et donc de la version, que nous, spectateurs, regardons ?

La « mort » des films doit donc être aujourd'hui pensée au regard des questions qu'elle pose à l'historiographie du cinéma. Si la fragilité des œuvres doit absolument être prise en compte, doit-on dès lors repenser le cinéma comme un « art vivant » ?

Pour débattre de ce sujet, nous sommes heureux d'inviter chercheurs, professionnels et doctorants à venir présenter des exemples représentatifs et contribuer à une réflexion théorique générale sur l'écriture de l'histoire du cinéma et la conservation des films.

  1. 1.Jacques Aumont (dir.),Pour un cinéma comparé : influences et répétitions, Paris, Cinémathèque française, 1996.

Cliquez ici pour télécharger le programme.