COLLOQUE: Jacques Prévert, détonations poétiques

Centre culturel international de Cerisy
du 11 au 18 août 2017

"En tête des classements des poètes préférés des Français, en tête des traductions et des ventes avec son recueil de poèmes Paroles, en tête des scénaristes qui ont marqué le cinéma français, et dans la tête des enfants qui apprennent ses textes dès les petites classes, la poésie de Jacques Prévert demeure dans le cœur des petits comme des grands.

Cependant, malgré son immense popularité, il reste méconnu. Un profond décalage existe entre son œuvre réelle et l'image que la postérité en garde. La diversité de ses créations n’est présentée que de manière partielle. La perception actuelle qu'en a le public est également erronée. À côté de textes doux et rêveurs figure en effet, et même majoritairement, une poésie-action. Mais trop atypiques et trop dérangeantes, les productions prévertiennes ont été édulcorées.

Fidèle toute sa vie à ses convictions, l’artiste a créé une œuvre rebelle et virulente, anticléricale et antimilitariste, crue et corrosive, vivante et roborative, d’une actualité encore étonnamment criante. Elle résonne fortement dans le monde qui est à présent le nôtre, et contribue à l'éclairer.
Quarante ans après sa disparition, ce colloque sera enfin l’occasion de redécouvrir Prévert, de le donner à lire autrement, d’une manière plus complète et plus juste qui permette d'en réévaluer la portée."

Colloque sous la direction de Carole AUROUET et Marianne SIMON-OIKAWA.

Programme

APPEL À COMMUNICATION Naissance des cinémas militaires (1914-1930)

Colloque international organisé à Bruxelles et à Namur les 29-30 novembre et 1er décembre 2017, avec la participation et le soutien de la Cinematek, de l'ECPAD, de la Mission du Centenaire, de l'Université de Namur et de l'Université de Picardie Jules Vernes.

À l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, ce colloque a pour but d’analyser la naissance des services cinématographiques militaires qui éclosent dans le monde au tournant des années 1914-1918. Il s’agira de travailler sur la genèse et l’évolution des structures spécialisées dans la production d’images animées au profit des armées et des États.

Tous les pays impactés par le premier conflit mondial pourront faire l'objet de propositions : du côté de la Triple-Entente, de la Triple-Alliance, de leurs alliés ou des pays neutres tels que la Suisse ou l'Espagne.

Les propositions de communication sont attendues pour le 3 février 2017 au plus tard.

Comité d'organisation : Sébastien Denis (Université de Picardie Jules Vernes), Bénédicte Rochet (Université de Namur), Xavier Sené (ECPAD).

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COLLECTIONS FILMS

UN FILM PERDU RETROUVÉ À LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE: « SILENCE » DE RUPERT JULIAN (1926)

"La Cinémathèque française est heureuse d’annoncer la découverte dans ses collections d’un film américain produit par Cecil B. DeMille intitulé Silence.

Ce film réalisé par Rupert Julian en 1926 (réalisateur du Fantôme de l’Opéra), était jusqu’à présent considéré comme perdu. La Cinémathèque française a récemment identifié dans ses collections une copie nitrate 35 mm teintée et absolument unique de ce titre.

Silence est une adaptation d’une pièce écrite par Max Marcin, qui rencontra dans les années 1920 un très grand succès public à Broadway. La revue Motion Picture News de 1925 évoque « un drame puissant qui a tenu en haleine le public de New York ». L’acteur H.B. Warren qui incarnait sur scène le condamné à mort Jim Warren, a repris son rôle de pour l’adaptation cinématographique.

La Cinémathèque en partenariat avec le San Francisco Silent Film Festival, compte restaurer en 4k ce film, qui fera l’objet d’une première à San Francisco en juin 2017.

Céline Ruivo, directrice des collections films de la Cinémathèque française."

APPEL À COMMUNICATION : VERS UNE ESTHÉTIQUE DU SPECTACULAIRE

Le cinéma muet italien au croisement des arts plastiques et décoratifs (1896-1930)

L’Académie de France à Rome et l’Université Paris 8 organisent, avec la participation de la Cineteca Nazionale di Roma, un colloque international à la Villa Médicis les 15 et 16 juin 2017.

Ce colloque entend questionner, sous un angle esthétique, les phénomènes ou processus de circulations conscients ou inconscients – reprises, citations, survivances, migrations – des arts et des médiums antérieurs et contemporains au cinéma. Nous réfléchirons aux rapprochements possibles entre l’industrie du cinéma et les milieux artistiques dans leur volonté de toucher un large public. L’industrie naissante du film est, en effet, prise dans une tension entre, d’une part, une quête de légitimation artistique et, d’autre part, la constitution d’un grand spectacle « populaire » qui puise dans la part visuelle des spectacles scéniques de l’époque (danse, opéra, théâtre, pantomime, tableau vivant).

Les propositions de communication devront être énvoyées avant le 15 février 2017. Les participants seront informés de la sélection autour du 5 mars. Les langues du colloque seront le français, l’italien et l’anglais.

Comité d’organisation

Jérôme Delaplanche (Chargé de mission pour l’histoire de l’art, Académie de France à Rome – Villa Médicis)
Céline Gailleurd (Maître de Conférences, Université de Paris 8, ESTCA)

Comité scientifique

Silvio Alovisio (Professore Associato, Università degli Studi di Torino)
Ivo Blom (Professor, University Amsterdam)
Gian Piero Brunetta (Professore Emerito, Università degli Studi di Padova)
Michele Canosa (Professore Associato confermato, Università degli Studi di Bologna)
Laurent Guido (Professeur, Université de Lille, CEAC)
Anne-Violaine Houcke (Maître de Conférences, Université Paris Ouest-Nanterre, HAR)
Luca Mazzei (Ricercatore, Università degli Studi di Roma "Tor Vergata")

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JOURNÉE D'ÉTUDES - Intolérance de David Wark Griffith, 100 ans de cinéma (1916-2016)

Jeudi 15 décembre 2016
De 9h30 à 18h

Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis / Bâtiment B - salle B10
2 rue de la liberté, 93 526 / M Saint-Denis Université (L13).
Entrée libre

Le centenaire d’Intolerance, sorti en septembre 1916, est l’occasion pour nous de revivre l’étonnement suscité par ce film-monstre de David Wark Griffith.

Expérimentation unique des formes cinématographiques, sans descendance véritable, Intolerance n’en a pas moins traversé le Siècle.

Au cours de ces cent années de cinéma qui nous relient à lui, Intolerance a pu tantôt resurgir tel un flash, un éclair, constituant ainsi à son tour une nouvelle partie à monter dans l’histoire du cinéma, tantôt se perpétuer par une métamorphose continue de ses formes et de ses récits, jouant par agrégation, variation ou déviation sur l’histoire polyphonique des formes filmiques que nous explorerons lors de cette journée d’études.

Organisation : Marion Polirsztok, au sein de l’ESTCA - EA 2302.

Programme

CONFÉRENCE "De la plaque Daguerre"

Mercredi 14 décembre à 18h30
Musée des arts et métiers, 60 rue Réaumur, 75003

Nicéphore Nièpce met au point dès 1822 les premières images de type photographique, mais son isolement ne lui permet pas de diffuser son invention. Daguerre, propriétaire d’un diorama disparu dans un incendie, perfectionne l’invention et met au point le daguerréotype. En 1839, Arago convainc l’Assemblée nationale d’octroyer libéralement le brevet au monde entier. La « folie daguerrienne » s’empare de la France et de l’Europe. Partout, des amateurs s’y essaient. Mais cette image-empreinte, d’un genre radicalement nouveau, suscite aussi des craintes, comme celles de Balzac qui craint que chaque prise de vue ne lui ôte une couche de son être. En Angleterre, pendant ce temps, Talbot met au point le calotype, qu’il considère comme « le crayon de la nature ». En France, Bayard, Le Gray, Du Camp et quelques autres proposent de nouveaux usages de la photographie naissante, tandis que Töpffer et Baudelaire s’insurgent contre elle.

Intervenant : Benoit Peeters, ancien élève de Roland Barthes et titulaire d’une Habilitation à diriger des recherches est l'auteur de nombreux essais sur l’image. Il est aussi le biographe de personnages aussi différents qu’Hergé, Jacques Derrida et Paul Valéry.

Cette conférence s'inscrit dans un cycle de huit conférences au cours desquelles Benoît Peeters analysera les mutations fondamentales qu’ont connues les images entre 1830 et 1914, en devenant reproductibles et séquentielles, puis mobiles. Ce sont les médias naissants – la caricature, le livre illustré, la bande dessinée, la photographie, le cinéma et le dessin animé – qui seront surtout évoqués. Mais au lieu de les séparer, la recherche mettra en évidence tout ce qui les relie.

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Programme

Projection l'Homme à la Caméra - Séance #3

"L'Homme à la caméra, du tourneur de manivelle au chef-opérateur" 

 René Guychard à travers ses carnets de voyage...

D’une carrière riche de plus de 120 films, René Guychard est l’un des opérateurs les plus connus du cinéma muet en France. Après avoir collaboré avec Antoine, Capellani, Monca, Jean Kemm, Henry Krauss... il fut envoyé en 1921 en Indochine pour couvrir le voyage du Maréchal Joffre à Angkor. Cette partie de sa carrière est moins connue. Ses impressions de voyage consignées dans un carnet aujourd’hui conservé à la Cinémathèque française livrent son incapacité à décrire les merveilles que l’opérateur voit défiler sous ses yeux : seule sa caméra aura pour mission de retransmettre ses « vues » aux spectateurs français d’alors.

Projection exceptionnelle de deux séries de vues tournées par Guychard à Angkor en 1923, et de l’épisode 1 et 4 du Tour de France par deux enfants réalisé par Louis de Carbonat en 1924.

Séance animée par Clara Auclair (assistante de cours et doctorante à l’Université de Rochester (Etats-Unis) en co-tutelle avec l'Université Paris Diderot / Paris VII spécialiste de René Guychard et des opérateurs et techniciens du cinéma français du cinéma muet installés à Fort Lee, New Jersey)

Mardi 20 décembre à 19h
à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Projection accompagnée au piano.

Appel à communications - "Journée doctorale de l'AFECCAV 2017

L’équipe de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne organise une journée doctorale de l’AFECCAV le vendredi 8 septembre 2017. Elle aura lieu à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, au centre Saint-Charles (47 rue des Bergers, 75015 Paris).

Cette journée vise à réunir les doctorant-e-s dont la recherche, quelle que soit la discipline, inclut dans son champ de réflexion le cinéma, la télévision ou les nouveaux médias audiovisuels. Elle sera l’occasion de rencontres et de débats avec les enseignant-e-s-chercheur-e-s des disciplines concernées, et informera son public sur le fonctionnement de l’institution universitaire (CNU, comité de sélection, parcours du doctorant), au cours de présentations générales qui auront lieu lors de séances plénières.

Les doctorant-e-s avancé-e-s, c’est à-dire ceux/celles qui auront, à la rentrée 2017, au moins deux années pleines d’inscription en doctorat, pourront présenter publiquement leur travail au cours de cette journée au sein d'une communication d'une vingt minutes.

Les propositions de communications, d’une dizaine de lignes, seront déposées sous forme de fichiers sur le site de la conférence, gérée par la plateforme Sciencesconf :
 https://journee-afeccav.sciencesconf.org/

Date limite pour l’envoi des propositions : 25 janvier 2017.

Comité scientifique :
Vincent Amiel (Paris 1, ACTE)
Pierre Beylot (Bordeaux Montaigne, CLARE)
Kira Kitsopanidou (Paris 3, IRCAV)
Sarah Leperchey (Paris 1, ACTE)
José Moure (Paris 1, ACTE)
Delphine Robic-Diaz (Montpellier 3, RIRRA 21)

Les réponses aux candidat-e-s seront adressées au plus tard le 25 mars 2017.

Colloque - "Franchises hollywoodiennes. Innovations artistiques, technologiques et industrielles (1975 - 2015)

Du 8 au 9 décembre 2016...
Institut national d'histoire de l'art (INHA) - Salle Vasari
2 rue Vivienne, 75002 Paris
Métro : Bourse, Pyramides, Palais Royal, Sentier

Emblématique du redressement hollywoodien depuis le milieu des années 1970, la franchise s’est imposée depuis quatre décennies comme un mode de production structurant pour l’industrie cinématographique étatsunienne, et au-delà pour le cinéma de divertissement à l’échelle mondiale. En dépit de sa présence systématique dans le haut du box-office nord-américain, elle a fait l’objet d’une reconnaissance institutionnelle timide et demeure fréquemment un objet de défiance pour la critique cinéphilique, qui l’identifie volontiers aux dérives mercantiles du cinéma grand public. Si les études de réception, soulignant le rôle des fans dans l’élaboration d’univers narratifs toujours plus ramifiés, ont fait de cette production en série un centre d’intérêt privilégié, la franchise demeure un phénomène mal cerné dans sa globalité et une stratégie mal connue dans ses pratiques, dont les contraintes et la part d’inventivité sont nettement sous-estimées. Cette manifestation cherchera donc à mettre en relief l’évolution, la diversité et la complexité du phénomène de la franchise hollywoodienne.

Comité d'organisation : Joël Augros (Université Paris 8 -Saint Denis) Gaspard Delon (Université Paris Diderot-Paris 7), Kira Kitsopanidou (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3).

Parution - "L'image d'archives. Une image en devenir"

"L’idée originale de cet ouvrage est d’identifier les processus qui concourent à conférer à l’image le statut d’archives. Qu’est-ce qui fait qu’une image devient ou non document d’archives ? Cette réflexion rassemble des historiens, des historiens de l’art, des archivistes, des philosophes, des esthètes, des anthropologues, des artistes et des chercheurs en études cinématographiques et en sciences de la communication."...

Ouvrage sous la direction de Julie Maeck et Matthias Steinle.
Avec des contributions de Gil Bartholeyns, Christa Blümlinger, Nathalie Boulouch, Jean-Stéphane Carnel, Teresa Castro, Marc Ferro, Eléonore Challine, Bénédicte Grailles, Franziska Heller, Michèle Lagny, Sylvie Lindeperg, Patrice Marcilloux, François Niney, Anne Roekens, Valérie Pihet, Sylvie Rollet, Laureline Meizel, Nathan Réra, Pierre Sorlin, Maria Fernanda Troya, Laurent Véray et Chris Wahl.

Édition des Presses Universitaires de Rennes, 2016.
340 p.
24 €

COLLECTIONS FILMS / DIFFUSION

La Cinémathèque française est dans les programmes du Muet du Mois sur Arte.

Un Chapeau de paille d’Italie (René Clair, 1927) est présenté sur ARTE+7 jusqu'au 29 novembre.

Pour la première fois, découvrez la version réservée à l’exploitation française en couleurs restaurée, à partir du négatif et d’une copie d’origine conservée à la Cinémathèque (restauration réalisée avec le soutien d’aide à la numérisation du CNC et réalisé en partenariat avec le San Francisco Silent Film Festival).

Lors de la restauration effectuée dans les années 1980 en accord avec la veuve de René Clair, une musique avait été commandée au compositeur Raymond Alessandrini. Cette partition avait donné entière satisfaction aux héritiers de René Clair, au point que sa veuve exigea dans son testament que le film soit à l’avenir uniquement projeté avec cette musique. C'est avec cette partition, interprétée par l'Octuor de France, que le film est diffusé.

Visionnage gratuit.

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